Nouvelles frontières de l’anthropologie (suspendu en 2018-2019)

Ramon Sarró (Université d’Oxford) professeur invité à l’ENS

mercredi 21 mars de 18h30 à 20h

“L’imagination prophétique en Afrique. Images, folie, politique” Retour ligne manuel
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cycle L’humain, singulier et pluriel. Nouvelles frontières de l’anthropologie

Ramon Sarró, professeur invité à l’ENS en mars et avril, est Associate Professor en anthropologie sociale à l’université d’Oxford, spécialiste des religions en Afrique centrale et occidentale. Il est Fellow et doyen de St Antony’s College, Oxford. Il a fait sa thèse sur l’iconoclasme, la politique et la religion chez les Baga (Guinée) à University College London (1999). Il a travaillé sur les mouvements prophétiques en Afrique de l’ouest Africa (Guinée et Guinea Bissau), Afrique Centrale (Congo et Angola) et en Europe (Portugal), autour de la diaspora de l’église Congolaise Kimbanguiste. Il travaille actuellement sur l’interface entre prophétie, art et invention de l’écriture en Afrique centrale et de l’ouest. page personnelle

Salle des Résistants 45, rue d’Ulm, 1er étage couloir AB

Organisation : Benoit de L’Estoile

 Séances précédentes

14 février Le corps, meilleure image de l’âme ? Voir la personne en Amazonie. 

Anne Christine Taylor (EREA-LESC, Cnrs)
 
Résumé : Parmi les groupes Jivaro de la Haute Amazonie, la perception et la définition de la personne et de l’humain supposent une modalité particulière de regard. La peinture corporelle, pratique indigène ordinaire, permet de saisir ce qui est en jeu. La personne apparaît comme un effet de perspective liée à la nature de la relation instaurée entre deux êtres animés. Quelles inflexions cette notion de l’humain imprime-t-elle à des concepts tels ceux de société, de nature et de sujet ?
 

Photographie : Tayujin Shuwi Peas, 2010 © Amazon Watch

Salle Paul Langevin 29 rue d’Ulm, 1er étage à gauche

 

17 janvier : « Voyages mentaux : l’exploration chamanique des mondes virtuels » 

salle Paul Langevin, 29 rue d’Ulm, 1er étage à gauche

Charles Stépanoff (EPHE)

Un caractère fascinant de l’imagination humaine, c’est la capacité à s’immerger collectivement dans des voyage mentaux (l’exploration par la conscience de scènes différentes de l’ici et maintenant). Dans les sociétés occidentales modernes, romans, séries et jeux vidéo sont des dispositifs encadrant efficacement les imaginaires de millions d’individus. Dans de nombreuses autres sociétés, des expériences imaginatives riches sont transmises par des moyens très différents, comme des traditions oniriques et des hallucinations induites par psychotropes. Le chamanisme est une des formes les plus complexes d’immersion et d’action coordonnée dans des univers invisibles partagés. Dans les technologies de l’imagination se joue la question cruciale d’un accès égalitaire ou hiérarchisé à un rapport riche au monde, intégrant ses dimensions visibles et invisibles, humaines et non humaines.

Penser le politique en langue amérindienne ? 

Le 13 décembre de 18h30 à 20h00,

29 Rue d’Ulm, 75005 Paris, salle, 235 A, 2e étage

Avec Capucine Boidin, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 - Institut des Hautes études d’Amérique Latine, CREDA
A partir de 1492, les sociétés américaines utilisent des mots et concepts politiques en langues européennes : roi, vassal, seigneur... plus tard citoyen, égalité... Mais elles font aussi usage de mots et concepts politiques en langues amérindiennes. Ces mots — ces concepts ? — nous révèlent-ils un point de vue indigène, voire une cosmopolitique amérindienne ? L’anthropologie historique des mots tupi-guarani du pouvoir,du XVIème siècle à aujourd’hui, permet un autre regard sur les questions politiques.

Ce cycle de conférences a pour ambition de faire découvrir la contribution de l’anthropologie à la compréhension des grands enjeux actuels, à partir d’enquêtes reéalisées sur des terrains divers de par le monde, interrogeant la diversité des façons d’être humain, et les frontières de l’humanité. Quels défis, pour une anthropologie ancrée dans les sciences sociales, se posent à ses frontières, avec les humanités, la philosophie, l’économie, la psychologie, l’art ou les études de la cognition ?

Ce cycle accueillera notamment plusieurs professeurs étrangers invités cette année : Nélia Dias (ISCTE, Lisbonne), Ramon Sarro (Oxford), Léon Buskens (Leiden), mais aussi Anne-Christine Taylor (CNRS), Capucine Boidin (IHEAL) sur les langues amérindiennes ou Charles Stépanoff (EPHE) sur le chamanisme sibérien. S’adressant à la fois aux littéraires et aux scientifiques., ce cycle ne nécessite pas de connaissance préalable en anthropologie.

8 séances mensuelles. Mercredi de 18h30 à 20h00.

"Familles, je vous hais. ! La parenté aujourd’hui"

Florence Weber, professeur d’anthropologie et sociologie à l’Ecole normale supérieure

Mercredi 18 octobre, 18h30 à 20h00.

22 novembre 2017,‘Préserver ? Des espèces menacées aux patrimoines en danger »

Nélia Dias, Institut Universitaire de Lisbonne (ISCTE-IUL), CRIA, directrice d’études invitées par la Maison des Sciences de l’Homme à l’ENS.

Peuples et langues en danger, espèces menacées, patrimoines en peril… Le patrimoine, tant naturel que culturel, est étroitement associé à la disparition (en cours et/ou anticipée) et par conséquent à la nécessité de preservation. Comment comprendre la place de la notion de mise en danger dans la valorisation d’éléments considérés “patrimoniaux” ? Quelles sont les valeurs sous-jacentes aux discours et aux pratiques patrimoniales, et au souci de la préservation ?

 

Salle Langevin, Ecole normale supérieure, 29 rue d’Ulm, 75006 Paris

Les concepts de l’anthropologie classique de la parenté, revisités à l’aune des critiques d’ethnocentrisme qu’ils ont suscitées dans les années 1960, aident à répondre à des questions d’actualité sur les politiques sociales et la paupérisation, et à comprendre les effets paradoxaux du vieillissement des baby-boomers.

S1-S2, 3 ECTS 

Organisé par Benoît de L’Estoile

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