Nouvelles frontières de l’anthropologie

L’humain, singulier et pluriel. Nouvelles frontières de l’anthropologie.

Penser le politique en langue amérindienne ? 

Le 13 décembre de 18h30 à 20h00,

29 Rue d’Ulm, 75005 Paris, salle, 235 A, 2e étage

Avec Capucine Boidin, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 - Institut des Hautes études d’Amérique Latine, CREDA
A partir de 1492, les sociétés américaines utilisent des mots et concepts politiques en langues européennes : roi, vassal, seigneur... plus tard citoyen, égalité... Mais elles font aussi usage de mots et concepts politiques en langues amérindiennes. Ces mots — ces concepts ? — nous révèlent-ils un point de vue indigène, voire une cosmopolitique amérindienne ? L’anthropologie historique des mots tupi-guarani du pouvoir,du XVIème siècle à aujourd’hui, permet un autre regard sur les questions politiques.


 
Illustration :  "Nacolabsou, roi du promontoire des Cannibales", chef tupi de la côte brésilienne, XVIème siècle,

Ce cycle de conférences a pour ambition de faire découvrir la contribution de l’anthropologie à la compréhension des grands enjeux actuels, à partir d’enquêtes reéalisées sur des terrains divers de par le monde, interrogeant la diversité des façons d’être humain, et les frontières de l’humanité. Quels défis, pour une anthropologie ancrée dans les sciences sociales, se posent à ses frontières, avec les humanités, la philosophie, l’économie, la psychologie, l’art ou les études de la cognition ?

Ce cycle accueillera notamment plusieurs professeurs étrangers invités cette année : Nélia Dias (ISCTE, Lisbonne), Ramon Sarro (Oxford), Léon Buskens (Leiden), mais aussi Anne-Christine Taylor (CNRS), Capucine Boidin (IHEAL) sur les langues amérindiennes ou Charles Stépanoff (EPHE) sur le chamanisme sibérien. S’adressant à la fois aux littéraires et aux scientifiques., ce cycle ne nécessite pas de connaissance préalable en anthropologie.

8 séances mensuelles. Mercredi de 18h30 à 20h00.

 Séances suivantes :

17 janvier : « Voyages mentaux : l’exploration chamanique des mondes virtuels » 

Charles Stépanoff (EPHE)

Séances précédentes :

"Familles, je vous hais. ! La parenté aujourd’hui"

Florence Weber, professeur d’anthropologie et sociologie à l’Ecole normale supérieure

Mercredi 18 octobre, 18h30 à 20h00.

22 novembre 2017,‘Préserver ? Des espèces menacées aux patrimoines en danger »

Nélia Dias, Institut Universitaire de Lisbonne (ISCTE-IUL), CRIA, directrice d’études invitées par la Maison des Sciences de l’Homme à l’ENS.

Peuples et langues en danger, espèces menacées, patrimoines en peril… Le patrimoine, tant naturel que culturel, est étroitement associé à la disparition (en cours et/ou anticipée) et par conséquent à la nécessité de preservation. Comment comprendre la place de la notion de mise en danger dans la valorisation d’éléments considérés “patrimoniaux” ? Quelles sont les valeurs sous-jacentes aux discours et aux pratiques patrimoniales, et au souci de la préservation ?

 

Salle Langevin, Ecole normale supérieure, 29 rue d’Ulm, 75006 Paris

Les concepts de l’anthropologie classique de la parenté, revisités à l’aune des critiques d’ethnocentrisme qu’ils ont suscitées dans les années 1960, aident à répondre à des questions d’actualité sur les politiques sociales et la paupérisation, et à comprendre les effets paradoxaux du vieillissement des baby-boomers.

S1-S2, 3 ECTS 

Organisé par Benoît de L’Estoile

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